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Chronique :
Mots : 459
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Par Marianne Verville (Libellule rouge)
Écrire est un art, et l’on dit souvent que l’art doit venir d’instinct. Malheureusement, même la meilleure volonté ne fait pas toujours la bonne histoire bien développée. Comment réussir à exploiter l’idée, le filon sur lequel notre imaginaire est tombé sans s’y perdre en cours de route? La réponse se trouve avant même l’ébauche des premières pages.
La préparation est en effet le nerf de la guerre des mots. Créer une histoire sans structure, c’est comme marcher sans utiliser ses jambes : ça ne fonctionne pas. Ne vous laissez pas impressionner par ceux qui disent écrire leur roman au fil de leur plume : la majorité du temps c’est faux. Leur plan général, s’il n’est pas sur papier, se trouve dans leur tête.
C’est donc la première étape à laquelle il faut penser : à quoi va ressembler mon récit? Bien entendu, tout cela peut changer un peu en cours de route, mais certains points demeureront normalement jusqu’à la fin. Par exemple, quel message je veux envoyer au lecteur? Quel est le but de mes personnages principaux? Quel est le thème? Dans quel genre littéraire va se situer mon histoire? Quelle est la ligne directrice des actions? Et d’autres encore.
Divers facteurs peuvent influencer les questions que vous allez vous poser. Ainsi, on n’imagine pas une pièce de théâtre comme un roman ni une nouvelle. Toutefois, en règle générale, chaque histoire peut se glisser dans un cadre « classique ». Il est normalement constitué de cinq parties. D’abord, c’est la situation initiale où l’on introduit les personnages et l’où on pose le contexte de départ. La seconde propose un incident déclencheur, un changement dans l’environnement des personnages, une modification qui influencera la suite des actions, actions qui se trouvent donc dans la troisième partie. Suit alors le dénouement, habituellement le moment où le lecteur et/ou les personnages découvrent le fin fond de la question. La conclusion sert quant à elle à remettre le tout comme c’était avant ou à établir la nouvelle situation des protagonistes.
Évidemment, il n’est pas obligatoire de suivre un tel cadre. Plusieurs écrivains combinent d’ailleurs différentes parties, modifient leur ordre chronologique ou éliminent même certains aspects de ce plan de base. L’important, c’est seulement d’arriver à dresser un portrait général de votre récit. Établir un plan permet de dépoussiérer les idées et de sélectionner celles qui vaillent la peine d’être creusées plus profondément.