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Position dans Littérature : 2ème
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Mots : 347
Eventrer le mot et boire sa substance. L’homme impose à sa plume, son esclave, les mots sur sa feuille, sa maîtresse, l’histoire d’un mot qui n’a pas de sens. Heures de délire, insoutenable bien-être de parcourir sa chair, à l’envers à l’endroit, jouissance affranchie des tabous communs. Ivresse alcoolisée par l’encre devenue sperme qui sème sur le ventre de la feuille quadrillée, des lettres, aux ordres d’un alphabet, maître de céans, indomptable, incorruptible, enchaînant la peau feuillue, frissonnante, brûlante. Caresses inaudibles et cependant des ondes de volupté dressent la définition à la hauteur du firmament des pointes érectiles de ses voyelles qui s’élancent dans un long gémissement, ouvrent les écluses de l’indécence et du bonheur. (n’est-il pas vrai que le bonheur est indécent car rare et convoitée ?). Ses consonnes consommées à l’usage s’évaporent en des nuages aux formes incongrues, déployant des voiles de tendresse. Pourtant, sa définition n’apparaît pas à la vue du lecteur raisonnable. Seule, la folie tenue par la main, a le pouvoir de la découvrir, nue, de surface et d’intérieur. Franchir le pas. Oser s’aventurer dans un espace incontrôlable. Perdre une seconde ou une éternité sa raison. Déposséder un seul instant les étais de son discernement, plonger en apnée un moment par peur de respirer l’intenable et céder, enfin à l’inconnu. Faut-il de solides solives de conscience pour gagner l’inconscience de l’acte, mûrement réfléchit. Celle-ci enjambée, les entrailles de la définition posée sur la table de travail, la loupe de l’intelligence illuminée du lecteur, se sert des morceaux qu’il engloutit. Il devient ogre sans comprendre. Il dévale les pentes, langue pendante, bave écarlate, il naît ! L’encre perle sur sa langue ponctuation, tel un cri en écho, elle s’empale sur la jouissance d’exister, enfin à la lumière.
©Max-Louis MARCETTEAU2007
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Max-Louis
14/05/07 à 01:43
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Que tu aimes ton texte, normal, n'est-il pas ton enfant en quel que sorte ? Que tu apprécies le mien, par delà ta propre écriture, tu fais preuve d'ouverture d'esprit et nous sommes là pour découvrir le monde de l'autre avec ses mots et parfois nous sommes touchés :)
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kali
11/05/07 à 13:35
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Je vais paraitre sans doute indécente,mais j'adore ce texte...le mien "Carpe diem "est 1 peu ds ce style,mais je n'ai pas tant osé..bravo !!!
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spock27
28/04/07 à 08:00
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c'est un très beau texte
c'est un très beau texte même si ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. j'admire ton style, ton vocabulaire, mais peut-être que la forme me plaît moins. ces phrases qui se suivent, ce compromise entre prose et poésie. va savoir.
mais tout est bien décris et bien écris. c'est du bel art
bien à toi,
alain
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Max-Louis
27/04/07 à 13:51
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Avouer ? Je suis un des sept péchés capitaux : la luxure et mon démon est Asmodée ! ( rire )
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Libellule Rouge
26/04/07 à 14:23
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Wow
Quand les mots deviennent orgasmique, c'est plus que de l'art, c'est un péché qu'enfin tu oses avouer^^
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Burn
24/04/07 à 23:32
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En effet, ça coule!
J'aime bien la fluidité du texte, come fea dit, le flot inarrêtable des mots.
Bravo.
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Max-Louis
24/04/07 à 17:14
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J'aime la vitesse et l'énergie qui en découle :)
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Fëartanel
24/04/07 à 16:17
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Coup de coeur !
Le flot inarrêtable des mots... Tout simplement je me laisse emporter ; il y a juste quelques endroits où on semble marquer une pause, mais j'adore l'ensemble qui file à pleine vitesse ! :)
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