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Position dans Littérature : 13ème
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Mots : 1087
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Qui aurait-il de plus que ce moment parfait, cette extase? Il n’y aurait ni veille ni lendemain, ni peine ni joie, il n’y aurait rien de plus qu’un moment d’extase. Il y aurait ses yeux plongés dans les siens, ses mains entre les siennes, leur corps chauds s’unissant...
Rien de plus que ce moment, ils se l’étaient promis, elle l’avait juré, il l’avait décidé. Ils auraient ensuite le droit de se haïr à nouveau, il aurait le droit de la détester, elle aurait le droit de le repousser...
Elle jeta son anneau de fiancailles avec le reste de ce qui lui rapelait son mariage, ainsi que tous les autres bijoux que son futur époux lui avait offert. Il regarda sa jeune épouse qui dormait dans le lit; il l’avait empoisonnée pour ne pas qu’elle eut un doute, elle dormirait toute la nuit.
Elle demanda à sa bonne de lui lacer son corset, songeant avec délice que quelques heures plus tard, il allait lui délacer...
Il se regarda dans le miroir, fier de son allure. Au fond, cela lui importait bien peu, il le faisait pour elle. Elle qu’il détestait, que de tout son ame il haïssait mais dont le corps l’appelait.
Elle remonta ses cheveux en un chignon, y mettant une rose noire. Elle le faisait pour lui, celui que son esprit était incapable de supporter mais que son corps demandait.
Tout avait commencé lorsqu’il était tombé en amour avec elle, vers la fin de leurs études. Elle l’amait, mais par orgueil, elle refusa de se l’avouer. Finalement, il en aima une autre et elle s’avoua l’aimer, le détestant alors. Il a épousé sa présente femme, elle lui a dit qu’elle l’aimait et ils se sont dès lors détestés. Elle allait épouser le frère de sa femme, l’occasion parfaite pour enterer ce besoin physique qui se perpetuait.
Ils allaient se rejoindre à cette étrange soirée, là où peu sont invités, où nul ne sait qui s’y présente, où l’on oublie les visages sous des masques, où la seule façon d’y rencontrer quelqu’un est de laisser à son instint la chance de nous guider. Ils avaient loué une chambre dans un riche hotel, ils pourraient regler leur compte et s’abandonner, pour faire la paix au moins physiquement.
Elle portait une robe de style ancien, un corset mettant en valeur son corps de déesse et une jupe de soie, agrémentée de dentelle. Tout de noir vêtue, on aurait dit une ombre dans le paysage. Son masque, de plumes et de paillettes, était noir aussi, décorés de fils d’or.
Son complet était dans le style ancien aussi, ils seraient comme les amants des temps anciens, de funèbres amants. Son masque était simple, ses yeux étaient mis en valeur.
Elle était vierge, il avait déjà 3 maîtresses à son actif. Elle avait la réputaion d’une dévergondée, il avait celle d’un mari fidel. Ils n’en pouvaient plus de taire leur désir commun.
Il la reconnaîtrait par la rose noire, elle n’aurait qu’à surveiller son regard de glace sous le masque.
Elle se présenta à la soirée seule. Lui avait une de ses maîtresses. Cette dernière l’Abandonna sitôt entré dans la riche salle, partant à la recherche d’un homme qui pourrait l’Attirer.
Elle pouvait sentir le parfum puissant de l’amour, voir le jeu de la séduction qui se produisait un peu partout, sentir les corps moites contre le sien.... elle en perdait la tete, elle s’y perdait...
Il était dégoûté de ce parfum de désir, las de ce pathétique jeu de séduction, extenué de sentir les corps moites frolant le sien.... il en avait marre de ces chattes en chaleurs qui le courtisaient, le demandaient, le voulaient...
Il vit une rose noire, dans les cheveux d’une jeune femme. Sa chevelure blonde ne portait pas à confusion, de leur couleur presque ambrée.
Elle sentit ses mains sur ses hanches, ses lèvres sur ses épaules dénudées...
« Tu es venue... murmura-t-il à son oreille.
-Je n’en pouvais plus... »
Il glissa sa main sous la jupe, caressant sa hanche. Elle tourna la tête et croisa son regard de glace; elle sut pourquoi elle l’avait aimé dès le début.
Il la plaqua contre un mur, l’embrassant dans le cou, descendant lentement vers son corset. La salle sembla se resserer contre eux, la chaleur devint suffocante, le sol céda sous ses pieds, plus rien n’existait pour lui sinon le corps de ce premier amour.
Ils trouvèrent une chambre, dans cet étrange endroit, une chambre isolée, une chambre pour les amants... Il se dévêtit, elle tremblait un peu sous lui, malgré son assurance.
Dans un amour peu commun, avec une rage que seule la haîne cré, il la déviergea, possédant son corps avec violence, jouissant de ses cris, de leur corps unis... Elle ne connut rien de mieu que cette nuit... il ne connut meilleur plaisir que celui-ci... ils connurent, en une nuit, le sens de la luxure, le besoin de l’autre, le désir d’un corps.... avec une rage psychlogique, ils eurent un amour physique...
***
On retrouva les deux corps le lendemain, deux amants funèbres, Roméo et Juliette avaient de nouveau pris vie cette nuit, dans ces corps et ces esprits, pour connaître à nouveau le terrible drame.
Elle était morte poignardée, il s’était suicidé en ingérant un dangereux poison.